10.000 euros d'amende requis contre l'Union départementale CGT de l'Allier

10.000 euros d’amende ont été requis, cet après-midi, en correctionnelle, à l’encontre de l’Union départementale CGT de l’Allier, via son représentant légal, Laurent Indrusiak. Le secrétaire général de la structure comparaissait pour l’organisation de manifestations non-déclarées en 2018 et 2019 à Montluçon et Montmarault. Une dégradation de bien public et une entrave à la circulation, dans le cadre de ces manifestations, lui étaient également reprochés.

Son avocat maître Dominique Machelon a plaidé la relaxe totale. " L'Union départementale CGT n'était pas à l'origine des manifestations". En clair, la décision de passer d'un rassemblement, statique, et qui ne nécessite pas forcément de déclaration préalable auprès des autorités, à une manifestation, qui va d'un point A à un point B et qui en nécessite une, n'était pas imputable uniquement au responsable de la CGT. "C'est une décision collective", s'est-il défendu, devant les juges.

Des arguments pas de nature à convaincre le parquet. « Nous sommes dans un pays où l’on peut s’exprimer… Mais personne n’est au-dessus de la loi, quel que soit son combat », a argumenté le substitut du procureur.

Le délibéré sera rendu le 28 janvier. L'audience avait été précédée d'un rassemblement de soutien de militants syndicaux, devant le Palais de Justice. Compte-rendu d'audience avec Johan Fraisse.

Et en préambule de cette comparution, plusieurs centaines de sympathisants venus de toute la région s’étaient rassemblés devant le Palais de Justice. Une forme de soutien à Laurent Indrusiak mais aussi la volonté de dénoncer ce qui est considéré comme un « procès politique ».

Catherine Perret est secrétaire confédérale de la CGT. Elle avait fait le déplacement à Montluçon, hier.