Insultes, crachats, morsures... Prison ferme pour un jeune homme qui s'en était pris aux policiers à Montluçon

Pas moins de sept policiers parties civiles, dont trois avaient très légèrement blessés. C’est une affaire un peu hors norme qui a été jugée mercrdi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Montluçon. Un jeune homme de 23 ans a été condamné à dix-huit mois de prison dont six mois avec sursis. Le tribunal l’a sanctionné pour des violences et outrages à l’encontre de forces de l’ordre, en plus de violences sur sa conjointe.

Les faits avaient eu lieu dimanche matin en ville Gozet. Le mis-en-cause avait initialement été interpellé pour avoir mordu sa compagne alors qu'il était alcoolisé. Des faits qu’il a reconnus. Mais l’audience de mercredi a donc surtout tourné autour de son attitude dans les heures qui ont suivi, avec la diffusion dans la salle d’audience de certaines images d’une caméra piéton d’un policier.

On y voit un prévenu totalement hors de lui, insultant et menaçant les policiers, leur crachant plusieurs fois au visage, tentant de leur mettre des coups de pied, et allant même jusqu’à mordre l’un d’eux à un bras.

Un déchaînement de plus d’une heure finalement stoppé par l’usage d’un pistolet à impulsion électrique, et dont le visionnage a fait couler quelques larmes sur les joues du mis en cause.

"Ce n’est pas un comportement adapté, je m’excuse de m’être comporté de cette manière avec ma compagne et les policiers", dit-il, tête basse. Car devant les juges, c’est un homme calme, très loin de son agitation violente du matin des faits, qui s’et exprimé.

Pour expliquer cette différence radicale de comportement, il évoque sa consommation d’alcool et de cannabis, dit aussi que les policiers lui ont fait mal en le menottant, "on ne sait d’ailleurs pas ce qu’il s’est passé, avant l’allumage de la caméra piéton", remarque son avocat.

Le substitut du procureur lui a estimé que les policiers avaient fait "un usage de la contrainte légitime et proportionnée", au regard de l’état d’agitation du prévenu

Le maintien en détention du jeune homme a été ordonné. Il devra également régler un total de 3.500 euros à l’ensemble des policiers partie civile au titre du préjudice moral.