Un peu moins de 300 grammes d’herbe et de résine de cannabis avaient été retrouvés à son domicile montluçonnais. Un habitant du quartier de La Croix blanche a été condamné à deux ans de prison hier après-midi. Il était jugé selon la procédure de comparution immédiate, trois jours après son interpellation.
Les policiers avaient agi suite au signalement anonyme d’une transaction au pied de l’immeuble du mis-en-cause. Un chien renifleur avait permis de remonter jusqu’à l’appartement d’un prévenu déjà connu pour son implication dans du trafic de stupéfiants. C’est justement après avoir purgé une peine pour trafic qu’un bracelet électronique lui avait été retiré le 10 juillet dernier. Moins d’un mois et demi après, ce jeune homme de 25 ans était donc de retour devant les juges.
"Quand allez-vous prendre conscience", l’interroge d’ailleurs la présidente du tribunal. "L’ancrage dans les stups paraît assez profond". Lui l’assure : il n’a "jamais" vendu de produits. Et si ce consommateur détenait chez lui d’importantes quantités de cannabis et 600 euros en petites coupures, c’était, dit-il, parce qu’il avait été contraint de le faire en raison de dette de stupéfiants. Par qui ? Il refuse de donner des noms par peur de représailles.
"Un discours incohérent" pointe le parquet en requérant une peine de 24 mois de prison ferme, et 6 mois supplémentaire par révocation du sursis d’une peine précédente. Des réquisitions suivies par le tribunal.
Le prévenu a été maintenu en détention.