C’est un véritable pavé dans la mare (ou plutôt dans le Cher) qu’a jeté il y a quelques jours le président de la chambre d’agriculture de l’Allier. Christophe Jardoux estime qu’il est temps de « remettre sur le dessus de la pile » la question du barrage de Chambonchard. C’est la proposition qu’il a faite au sous-préfet de Montluçon, lors d’une visite de Laurent Alaton sur une exploitation agricole de Saint-Angel.
Une visite lors de laquelle il a été question de l’épineuse question du stockage de l’eau dans le bassin dans les décennies à venir, dans un contexte de changement climatique. Abandonné définitivement en 1999 après vingt ans de démarches, ce projet de création d’une grande retenue d’eau en amont de Montluçon avait justement pour but de sécuriser l’alimentation en eau du bassin. Le président de la chambre d’agriculture justifie aujourd’hui cette proposition qui va forcément faire parler.
Christophe Jardoux qui prend l’exemple récent des crues du Cher pour expliquer en quoi ce type de projet doit renaître. "Ce n'est pas que pour l'agriculture", justifie l'agriculteur.
On en est pour l’heure qu’au stade de la proposition. Le sous-préfet Laurent Alaton a été à l’écoute des agriculteurs, et il ne prend évidemment pas position pour l’heure, même s’il reconnaît que la question de la gestion de l’eau va être posée à l’avenir.
Cette question de la gestion de l’eau a également été abordée mardi soir lors d’une rencontre entre représentants de la FNSEA, des Jeunes agriculteurs de l’Allier et le préfet de l’Allier, cette fois. Sujet d’inquiétude parmi d’autres, comme la hausse du prix du gazole non-routier, du coûté des engrais, les accords commerciaux avec le Mercosur ou l’Australie ou encore les conséquences de la météo sur certaines cultures comme le colza. « Il nous faut des annonces concrètes » pour nous aider, ont tancé les représentants syndicaux qui ont assuré que le préfet avait été à l’écoute.
Photo : Tourisme Creuse.