07 mai 2024
C’est une affaire qui avait un temps fait naître de l’inquiétude alors que les menaces d’attentats se multipliaient dans les établissements scolaires en France. Le 28 mars dernier, trois personnes, dont une lycéenne et un lycéen étaient touchées par des tirs de carabine à plomb avenue John-Kennedy, tout près du lycée Madame de Staël. L’auteur était à la barre du tribunal correctionnel hier.
Ce jeune homme de tout juste 18 ans a été condamné à 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis, avec maintien en détention. Les victimes avaient subi des plaies superficielles.
Une question en filigrane de l’audience, pourquoi ce passage à l’acte venant d’un prévenu inconnu de la justice et inséré socialement ?
Son avocate maître Veronique Souef a plaidé l’immaturité de son client.
Les victimes avaient été touchées à l’arrière de la tête, à une épaule, dans le dos, dans une cuisse. Jusqu’à 10 jours d’ITT pour deux d’entre elles. Mais surtout un retentissement psychologique fort pour chacune d’elles.
Maître Marie-Laure Bonneau-Vigier défendait les intérêts des deux lycéens.
Une interdiction de port d’arme pendant 15 ans a également été prononcée à l’encontre du jeune prévenu.
