09 juin 2019
16 heures hier dans le charmant village du Rouget, à 20 kilomètres à l’ouest d’Aurillac. Au milieu des maisons en pierre, l’Hôtel des voyageurs. C’est là que l’équipe Deceuninck Quick step de Julian Alaphilippe a élu domicile avant le départ du Critérium du Dauphiné, ce dimanche, dans la préfecture du Cantal. Un mois et demi après Liège-Bastogne-Liège, et à un mois du Tour de France, le coureur montluçonnais est de retour aux affaires. Entretien.
Julian, on t’avait laissé après une belle campagne de classique, comment te sens-tu ?
Ca va ! Cela a été un gros début de saison. J’avais besoin de récupérer après tout cela. Je sors d’un stage en altitude en Sierra Nevada et je suis là, sur le Dauphiné, pour continuer la préparation avant le Tour de France.
"Aucun objectif au classement général sur le Dauphiné"
Donc, tu abordes ce Critérium du Dauphiné comme une étape ?
Je n’ai aucun objectif sur le classement général. Pour les étapes, je vais prendre comme cela vient. On a une bonne équipe pour se faire plaisir et aller de l’avant. Mais je suis un peu en manque de repères car je n’ai pas couru depuis Liège. Je sors d’un stage en altitude où j’ai beaucoup travaillé. Le Dauphiné, c’est une course importante, je suis content d’être au départ. Mais ce n’est pas l’objectif. Je veux juste faire une bonne semaine. Ce ne sera pas une catastrophe si je ne me sens pas comme j’aimerais. Je vais vraiment voir jour après jour.

Avec le Tour de France dans le viseur….
Je m’étais fixé pas mal d’objectifs sur le début d’année. J’ai eu des résultats au-delà de ce que je pouvais imaginer. Et c’est vrai que maintenant, j’ai un peu tourné la page et je suis vraiment concentré sur le fait de retrouver une condition correcte pour arriver sur le Tour avec des ambitions. Et faire des belles choses… Peut-être pas au niveau de l’année dernière (Il rigole) parce que cela a été un Tour de France exceptionnel pour moi ! Mais ce qui me motive à retrouver le top de ma forme, c’est le Tour, oui.
Le Critérium du Dauphiné, c’est également ta première course de la saison en France, avec en plus un passage en Auvergne (notamment à Riom, mardi), j’imagine que cela te fait plaisir ?
Cela fait du bien de retrouver un peu mes sources ! Savoir qu’il y a des gens que j’aime bien, d’amis, de supporters qui seront là, cela fait vraiment plaisir.
"La place de numéro un mondial? C'est anecdotique"
Tu abordes cette course en tant que numéro un mondial, est-ce que cela change quelque chose ?
Tout cela, j’essaye de m’en détacher. Le fait d’être numéro un mondial, c’est sûr que cela fait plaisir. Mais pour l’instant, je n’y prête pas trop d’attention. Je suis encore numéro un mondial alors que je n’ai pas couru depuis un moment… Si je suis encore numéro un à la fin de la saison, cela sera sympa. Mais pour l’instant, c’est anecdotique.
Quel sera ton programme d’ici le Tour de France ?
D’abord, je vais voir comment se passe le Dauphiné, cela dictera la suite. Après, il y aura des reconnaissances d’étapes pour le Tour de France. Dans les Vosges, dans les Alpes. Pour l’instant, j’ai seulement fait les Pyrénées. Après, je déciderai pour les championnats de France… Et on sera vite au Tour….
Tu as également prolongé ton contrat chez Deceuninck, c’est une bonne chose ?
Oui, je suis plus tranquille, je peux me concentrer sur la suite de la saison. Je suis super content. C’est une bonne nouvelle. Quick Step a été la première équipe à me tendre la main. A me faire confiance. Il s’est créé des bases solides avec cette équipe, donc je n’avais pas envie de changer. Finalement, ce n’était pas une décision très compliquée à prendre.
Beaucoup de Bourbonnais suivent avec attention tes performances, quel message aurais-tu à leur faire passer ?
Je tiens à tous les remercier pour le soutien, les encouragements. Ils sont fidèles au fil des années. Me faire plaisir et leur procurer des émotions, c’est ce que j’aime. En tout cas, merci pour le soutien.
