13 décembre 2022
Il n'y aura plus de direction à part entière au centre hospitalier de Montluçon à compter du 1er janvier 2023. Les conseils de surveillance de l'établissement montluçonnais et du CHU de Clermont ont validé, aujourd'hui, la mise en place d'une direction commune, sur demande de l'Agence régionale de santé Auvergne Rhône-Alpes. En clair, le directeur du CHU de Clermont sera aussi directeur du centre hospitalier de Montluçon. Explications.
Pourquoi cette décision ?
C'est peu de dire que l'année 2022 a été inquiétante pour l'hôpital de Montluçon. Aux urgences. Puis en pédiatrie. Le manque de médecins a posé la question de l'avenir à court terme de ces services. En août dernier, l'ARS avait déjà demandé au directeur de l'établissement clermontois de "mener une mission de soutien" pour assurer la pérennité de ces deux services. "Cette mission a été pleinement assurée", indique l'ARS dans un communiqué. La venue de médecins clermontois, et des autres établissements du groupement hospitalier de territoire, a permis de stabiliser la situation. La convention de direction commune s'inscrit dans la lignée de cette démarche.
Le maire de Montluçon et président du conseil de surveillance Frédéric Laporte pointe par ailleurs le fait que "beaucoup d'agents avaient de plus en plus de difficultés à voir les choses de manière positive avec la direction actuelle. Il fallait donc agir".
Qu'est ce que cela va changer?
L'hôpital de Montluçon sera donc dirigé depuis Clermont, par le directeur du CHU. Un directeur délégué, nommé par le directeur du CHU, devrait en revanche oeuvrer depuis la Cité des bords de Cher.
Au-delà de cet aspect organisationnel, l'objectif affiché est surtout de "consolider une offre de santé de proximité, indique l'ARS. Comment? "La direction commune est un trait d'union, un levier pour renforcer les coopérations entre les équipes médicales des deux établissements, et permettre d'attirer de nouveaux médecins pour assurer la continuité des activités à Montluçon", déroule Nadège Grataloup, directrice de l'offre de soins à l'ARS Auvergne Rhône-Alpes. En clair, le fait d'être adossé plus officiellement à l'établissement clermontois doit être un argument pour l'hôpital bourbonnais pour gagner en attractivité. Il est notamment question de mettre en place des postes partagés entre les deux hôpitaux.
"Avec cette convention, on a la garantie que le CHU de Clermont nous aide", résume de son côté Frédéric Laporte.
Qu'est ce qui ne va pas changer?
"Tout le reste, tranche Frédéric Laporte. Clairement, l'objectif n'est pas de fermer des services ou d'en transférer d'autres", tente de rassurer le président du conseil de surveillance.
"Les deux établissements restent autonomes sur le plan judirique et financier", complète Nadège Grataloup. Chacun conserve aussi son conseil de surveillance, sa commission médicale d'établissement, son comité technique d'établissement.
