Le Conseil départemental de l'Allier vote à l'unanimité une motion contre les suppressions de postes d'enseignants


23 février 2023

Ils n'ont pas été d'accord sur tout, et notamment sur les orientations budgétaires pour 2023, mais les élus de tous bords du Conseil départemental de l'Allier ont voté à l'unanimité, ce jeudi, une motion contre la suppression envisagée de 29 postes d'enseignants du premier degré à la rentrée prochaine.

A (ré)écouter : 29 suppressions de postes à la rentrée prochaine dans le premier degré dans l'Allier

Pour justifier cette opposition, la collectivité départementale s'est notamment appuyée sur des données chiffrées. "L'Allier ne représente que 30% de la baisse du nombre d'élèves de l'Académie mais subirait 50% des postes supprimés". A l'échelle nationale, le département "subirait la suppression de 4,3% des 667 postes supprimés" alors qu'il "ne représente que 0,9% de la baisse prévisionnelle des effectifs nationaux".

Le texte voté en session, aujourd'hui, à Moulins demande donc "la mise en place immédiate d'un moratoire de trois ans sur les suppressions de postes d'enseignants dans l'Allier". Il milite aussi pour la mise en oeuvre "d'une conférence territoriale de l'offre éducative en Bourbonnais" avec pour but "de travailler sur une vision à long terme de l'éducation" dans le département. La motion votée sera envoyée au Ministre de l'Education nationale ou à la Préfète de l'Allier.

Cette prise de position de la collectivité départementale arrive alors que les mobilisations contre les suppressions de classes se multiplient. Ce matin, plusieurs dizaines de parents d'élèves se sont rassemblés devant l'école Françoise-Dolto à Domérat, et devant l'école de Cérilly. Des actions avaient également eu lieu en début de semaine à Quinssaines, Marcillat-en-Combraille, Cosne d'Allier ou Teillet-Argenty.

L'ensemble des organisations syndicales d'enseignants du département a par ailleurs choisi de boycotter en guise de protestation, aujourd'hui, le Comité d'administration spécial départemental qui devait permettre de débattre des mesures de carte scolaire. La réunion de cette instance a été reprogrammée au vendredi 3 mars.

Photo d'illustration.