Milan-San Remo : une carte à jouer pour Julian Alaphilippe


17 mars 2018

On l'a quitté, exténué, usé par la pluie, samedi et dimanche dernier, lors des deux dernières étapes montagneuses de Paris-Nice. Julian Alaphilippe retourne à la bagarre, aujourd'hui sur Milan - San Remo. Un Monument qu'il avait failli remporter l'an passé. Et dont il sera l'un des favoris tout à l'heure.

C'était il y a un an tout juste. Le coup d'essai avait failli se transformer en coup de maître. Solide pour répondre à l'attaque de Peter Sagan dans le Poggio, excellent comme à son habitude dans la descente vers San Remo, Julian Alaphilippe avait frôlé la victoire pour sa première participation à la Primavera. Sur la fameuse Via Roma, le coureur domératois avait finalement pris la 3e place, seulement devancé par deux des plus beaux palmarès du peloton, Michal Kwiatkowski, 1er, et Peter Sagan, 2e à l'issue d'un sprint mémorable. "Pas de regret", avait juré le coureur Quick step à l'arrivée.

Un épisode qui fait forcément de Julian Alaphilippe l'un des candidats à la victoire de cette 109e édition (retransmise à partir de 14 heures sur La Chaîne L'Equipe). Si la Primavera sourit très majoritairement aux sprinteurs, il a prouvé l'an passé que ses qualités de puncheur puis de descendeur pouvaient faire la différence dans le Poggio puis la plongée vers San Remo. Vainqueur en Colombie il y a un mois, régulier sur Paris-Nice, même s'il a souffert sur les deux dernières étapes, la forme semble là. Problème, d'autres cadors ont aussi du feu dans les jambes.

A commencer par le tenant du titre, Michal Kwiatkowski. L'ex-coéquipier du coureur bourbonnais sort d'une victoire finale sur Tirreno-Adriatico où il a pu croiser un Peter Sagan très affûté. Les Belges Greg Van Avermaet ou le coéquipier d'Alaphilippe, Philippe Gilbert figurent également parmi les outsiders... à condition d'éviter un sprint massif. Car si longue soit-elle, la classique italienne reste majoritairement dévolue aux sprinteurs. Toutes les "grosses cuisses" du peloton ou presque seront là : Arnaud Démare, vainqueur il y a deux ans, André Greipel, Caleb Ewan, Alexander Kristoff, Mark Cavendish, Marcel Kittel ou la 3e carte majeure de la Quick Step, Elia Viviani.

Un plateau de gala que le coureur bourbonnais tentera donc de dompter, tout à l'heure. Pour peut-être s'offrir le premier Monument de sa carrière.

Photo : Twitter @Milano_Sanremo