28 mai 2026
C’était la deuxième affaire du même type jugée en un mois par le tribunal correctionnel de Montluçon.
Le 1er avril dernier, en se présentant dans trois pharmacies à Bellerive-sur-Allier et à Montluçon, ce ressortissant géorgien avait tenté de se faire remettre un médicament à l’aide d’une ordonnance dont la date avait été falsifiée.
Loin d’être un acte isolé, ce type de pratique semble se multiplier sur le territoire national. Et l’Allier n’est pas épargné. Présidente dans l’Allier de l’Union de syndicats de pharmaciens d’officine, Bénédicte Bidet est un témoin direct de ce fléau. "En ce moment, nous avons pas mal de trafic sur le territoire".
Alors, hier, cette pharmacienne et ses deux confrères concernés par cette affaire s’étaient constituée partie civile. Tout comme d’ailleurs la médecin iséroise qui avait initialement signé l’ordonnance ensuite falsifiée.
Un prévenu qui s’est défendu en indiquant s’être rendu dans les pharmacies à la demande de compatriotes géorgiens, et sans avoir connaissance du trafic qu’il pouvait alimenter.
Le compte-rendu d'audience diffusé dans nos journaux du jour.
En plus des 9 mois de prison ferme, le tribunal a aussi prononcé pour le trentenaire une interdiction de territoire français pendant cinq ans.
