Davantage de passages aux urgences, mais pas de surmortalité : quel impact de la canicule à l'hôpital de Montluçon?


24 juin 2026

C’est reparti pour une nouvelle journée de canicule dans l’Allier. Autour de 40 degrés annoncés encore pour aujourd’hui. Pour la troisième journée consécutive, on a dépassé les 40 degrés hier à Montluçon avec 40,1 degrés en fin d’après-midi. C’est également aujourd’hui le 3e jour consécutif où le département est en vigilance rouge.

Une chaleur insupportable qui dure… et qui affecte les organismes notamment des plus fragiles. Conséquence, le centre hospitalier de Montluçon vient d’activer le plan bleu, qui implique une surveillance renforcée des patients. Hydratation régulière des patients, utilisation de ventilateurs, de brumisateurs, des espaces climatisés pour les plus fragiles : l’établissement s’adapte autant que possible. Pour l’heure, la situation est sous contrôle. Mais patients et personnels espèrent une baisse rapide des températures.

Pour toucher du doigt les premières conséquences de l’épisode en cours, c’est au service des urgences qu’il faut se rendre. "On peut avoir une dizaine ou deux dizaines de patients qui viennent en lien avec les fortes chaleurs. Ce sont des coups de chaleur, des malaises. Cela n'entraîne pas forcément une hospitalisation, mais des passages aux urgences", expose David de Freitas, le secrétaire général du centre hospitalier.

La chaleur extrême qui pèse aussi sur les organismes des patients de court séjour gériatrique. "On a des gens qui sont extrêmement asthéniques, qui sont très fatigués, qui demandent à rester alités plus longtemps", observe le docteur Philippe Morlon, le chef de service . Dans ce contexte, les personnels soignants doivent être encore plus vigilants qu’à l’accoutumée. "On essaye de surveiller les gens, surtout qu'ils ne de déshydratent pas. Car ce sont des gens qui ont des traitements parfois cardiaques. Il faut adapter les traitements en fonction des conditions actuelles".

Pour l’heure, le secrétaire général de l’hôpital l’assure, tout reste sous contrôle. "On ne constate pas de surmortalité particulière lié à la canicule. La prise en charge permet d'éviter des drames mais cela nécessite beaucoup de l'attention de la part des soignants". Avec l’espoir que cet épisode ne s’éternise pas, pour ne pas éprouver encore davantage, des corps déjà bien fatigués.

Le reportage complet diffusé dans nos journaux de ce mercredi.